Les archives de la ville de Pont-à-Mousson attestent de l’existence, au cours du XVIIᵉ et du XVIIIᵉ siècle, d’une confrérie laïque connue successivement sous le nom de Confrérie des Bourgeois, puis Confrérie de la Charité, communément appelée confrérie des Pénitents blancs, en raison de l’habit porté lors des cérémonies publiques.
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La confrérie possédait un local affecté à ses réunions et à la conservation de ses registres, situé au 28, rue des Pénitents, bâtiment qui existe encore aujourd’hui et qui donna son nom à la rue. Les comptes mentionnent des dépenses liées aux œuvres charitables, aux offices religieux et aux repas confraternels, usage commun à ce type d’institution.

Dans ce lieux était logé les Pénitents N°28
À partir de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, plusieurs documents laissent apparaître des réserves émises par les autorités civiles et religieuses quant à la discipline interne de la confrérie. Il est fait mention, sans détail excessif, d’un relâchement des pratiques initiales et de dépenses jugées disproportionnées au regard de la vocation première de l’association.
Vers 1780, sous le règne de Louis XVI, une décision de suppression est prise. La confrérie est officiellement dissoute. Les membres cessent leurs activités, les insignes sont rendus, et les biens font l’objet d’une redistribution ou d’une intégration aux structures existantes. Aucun trouble public n’est signalé à cette occasion.
Lorsque, en 1792, les lois révolutionnaires abolissent l’ensemble des confréries religieuses sur le territoire national, la confrérie des Pénitents blancs de Pont-à-Mousson n’existe donc déjà plus depuis plusieurs années. Les inventaires dressés à cette période mentionnent toutefois l’existence antérieure de plusieurs registres aujourd’hui manquants.
Un document fait état d’un registre ancien, distinct des comptes courants, qui n’a pu être produit lors des vérifications. Aucune indication précise n’est donnée quant à sa disparition. Il n’est pas possible d’établir s’il fut détruit, perdu ou conservé par un particulier.
À ce jour, il ne subsiste de la confrérie que des références ponctuelles dans les archives municipales et ecclésiastiques, ainsi que la toponymie locale. Aucune trace matérielle directe n’a été conservée.
L’absence de certains documents empêche de reconstituer entièrement le fonctionnement interne et les circonstances exactes de la dissolution. Cette lacune, commune à de nombreuses confréries de l’Ancien Régime, rappelle que la disparition administrative d’une institution ne garantit pas la conservation complète de sa mémoire.

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