Je ne suis pas historien, mais un Musipontain passionné qui, ayant dû quitter sa ville natale pour le travail, entretien avec elle un lien indéfectible. Ce blog est né de cet attachement et rassemble des faits historiques, des photos d'époque et des anecdotes glanés au fil de longues recherches et dans mes archives personnelles. Bien que je ne vive plus sur place, je reste informé via L'Est Républicain et la page Facebook "Tu es de Pont-à-Mousson si...". Si vous êtes le propriétaire légitime d'une photo que j'utilise, contactez-moi et j'y apposerai votre nom ou la retirerai. Tenir ce blog est un loisir chronophage mais passionnant. Si vous l'appréciez, n'hésitez pas à le partager pour faire rayonner Pont-à-Mousson et son histoire, notamment celle de son université, transférée à Nancy il y a des siècles. Si vous avez des documents ou des anecdotes à partager, vous êtes les bienvenus pour contribuer. Vous pouvez me contacter à cette adresse : pont.a.mousson@outlook.fr. Merci d'être passé et à bientôt.

Philippe de Gueldre (1464-1547)

Philippe de Gueldre et son frère Charles naissent le 22 novembre 1467 de Catherine de Bourbon (belle-sœur de Charles le Téméraire) et d’Adolphe d’Egmont (petit-neveu de Philippe le Bon), duc de Gueldre.
 

J'ai réalisé cela avec le logiciel Gimp et d'autre et aidé par l'IA aussi mais ça fait pas tout a ce jour...

 Les deux enfants reçoivent d’ailleurs leurs prénoms en référence aux deux ducs de Bourgogne. La jeune Philippe, élevée par l’épouse du Téméraire, Marguerite d’York, constitue très vite un enjeu pour le contrôle de la Gueldre (aujourd’hui située aux Pays-Bas), suscitant les demandes en mariage de la part de la maison de Clèves (dont les terres la jouxtent). Le traité d’Arras vient rebattre les cartes matrimoniales : Charles demeure à la cour de Bourgogne alors que sa sœur Philippe rejoint la cour de France, réclamée par les Beaujeu (dont elle est la nièce). Anne de France y parfait son éducation et l’implique dans ses visées matrimoniales. Afin de briser toute ligue entre les grands féodaux, Philippe épouse le duc de Lorraine René II le 1er septembre 1485 à Orléans. Ce dernier se trouve alors sans enfants et se prête volontiers aux termes de l’échange. Duchesse de Lorraine et de Bar, Philippe de Gueldre participe à la continuité dynastique, à la vie de cour et à la construction de l’État lorrain. Douze maternités scandent sa vie dans une cour se déplaçant entre Lorraine et Barrois. La duchesse ne dédaigne pas non plus de visiter les couvents, où elle réside souvent lors de ses grossesses. Le choix des prénoms de ses enfants souligne la spiritualité exigeante, d’inspiration franciscaine, du couple ducal. Forte de sa capacité à assurer l’avenir de la dynastie (cinq enfants survivent), Philippe exerce un rôle actif dans le gouvernement de l’État lorrain lors des absences du duc. En matière diplomatique, Philippe remplit des missions de pacification : elle se rend à Metz pour sceller la paix retrouvée avec la cité impériale (1494), rencontre Louis XII et

Texte de Ghislain Tranié, 2018

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