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jeudi 26 2026

Le RAID interpelle un suspect et saisit des armes à Pont-à-Mousson

 À l’aube encore indécise de ce jeudi 26 février 2026, alors que les premières lueurs du jour peinaient à dissiper les ombres hivernales, une vingtaine d’hommes du Raid de Nancy, accompagnés de démineurs et d’enquêteurs aguerris, convergèrent en silence vers le quartier Saint-Martin, à Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle.

Leur progression, méthodique et résolue, répondait à l’exigence d’une mission née des violences récentes survenues à Échirolles, en Isère. Là, dans les rues encore endormies, ils vinrent interpeller un homme soupçonné d’avoir pris part à une fusillade dont l’audace et la brutalité avaient troublé l’ordre public. Au cours de cette intervention, des armes furent découvertes et saisies, témoins muets d’une violence latente, et deux autres individus furent arrêtés, pris à leur tour dans les filets d’une justice vigilante. 

Pont-à-Mousson Rue du Quai

L’enquête, dont les ramifications s’étendaient désormais bien au-delà des montagnes dauphinoises, avait guidé les forces de l’ordre jusqu’aux rives paisibles de la Moselle. Les policiers de Grenoble, épaulés par les unités d’élite nancéiennes, avaient suivi la trace patiente d’un homme en fuite, lequel, après l’arrestation de son frère dans la cité alpine, avait trouvé refuge auprès de sa parenté, rue du Quai, croyant peut-être échapper à l’inexorable marche des investigations. Mais la détermination des enquêteurs, nourrie par le devoir et la mémoire des faits, avait dissipé cette illusion.

Car tout avait commencé le dimanche 22 février, à l’heure où le jour s’inclinait vers la nuit. Aux abords d’un lycée d’Échirolles, vers dix-neuf heures trente, des hommes avaient dressé une embuscade, barrant la route à un fourgon isolé. Dans le fracas soudain des détonations, plusieurs coups de feu furent tirés, déchirant l’air froid du soir. Les deux occupants du véhicule, miraculeusement épargnés, abandonnèrent leur course et prirent la fuite à pied, emportant avec eux le récit d’une violence aussi soudaine qu’inexplicable.

À Pont-à-Mousson, lors de l’intervention, les forces de l’ordre procédèrent également à l’arrestation de deux autres individus pour détention d’armes, ajoutant de nouveaux éléments à un dossier déjà lourd de soupçons. L’enquête, ouverte dans l’urgence pour des faits de violences volontaires avec arme, s’orientait désormais vers une qualification plus grave encore, celle de tentative de meurtre, tant la préméditation et la gravité des actes semblaient établir la volonté de donner la mort. Ainsi, de la quiétude trompeuse des provinces aux tumultes dissimulés des cités modernes, la justice poursuivait son œuvre, lente, inflexible, et résolue à faire toute la lumière sur les ombres de ce drame.

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